A tribute to chaos
Vue d’exposition I Pointe sèche et taille-douce I 223 x 151 cm I 2016

A tribute to chaos
I Pointe sèche et taille-douce I 223 x 151 cm I 2016

A tribute to chaos I Etching and drypoint I 61.8 x 88.6” I 2016

“A tribute to chaos” I Détail I Etching and drypoint I 61.8 x 88.6”

New Delhi, capitale de l’Inde.
A travers ce travail, je m’interroge sur la question de «chaos».
J’entends par là la gêne, la confusion, les enchevêtrements et autres manifestations d’un chaos intérieur ou extérieur comme celui des quartiers populaires ou des paysages sordides de périphérie urbaine de la ville de New Delhi où je réside depuis quelques années.

Ce travail me fut inspiré par les inévitables cassures dans la vie sociale et les rapports humains qu’engendre le chaos: séparation entre vie publique et privée, opposition entre le dehors et le dedans, le moi et les autres; cette fracture prend ici la forme d’une coupure nette et blanche, à l’image des ruptures inévitables de la vie sociale et des relations humaines engendrées par le chaos.

Mais cette ligne blanche structure aussi la composition: elle matérialise une harmonie créative, la possibilité d’une rédemption, d’une réconciliation.

Le chaos, avec ses fractures et ses désordres, n’est pas improductif; Il génère la vie dans sa force originelle – ne sommes-nous pas tous nés du chaos?

Dessinée comme la coupe unique précise de Lucio Fontana sur la toile, la ligne blanche est une bouée de sauvetage, notre destinée parmi un chaos visible mais seulement apparent.

New Delhi, capital of India.

  Through this work, I wonder about the question of “chaos”.
By that I mean the embarrassment, confusion, tangles and other manifestations of internal or external chaos such as that of the popular quarters or squalid landscapes of the urban periphery of the city of New Delhi, where I have lived for a few years.
Chaos here gives birth to a fracture, a sharp cut across the image, which shows the inevitable breaks in social life and human relationships engendered by chaos: separation between public and private life, opposition between outside and inside, between the self and others.

But this white line also structures the composition: it materializes a creative harmony, the possibility of a redemption, of a reconciliation.

Chaos, with its fractures and disorders, is not unproductive; It generates life in its original force – aren’t we all born from chaos?

Drawn like Lucio Fontana’s single precise cut on the canvas, the white line is a lifeline, our destiny among a visible but only apparent chaos.